Autoportrait

Empecé mi vida en el fondo. Después del patio.
En el « atelier » del Bicho, mi viejo. Que mientras pintaba y escribía, la incansable Ambassador, clavada en la frecuencia tango,
sonaba.

Llegó el invierno a la Argentina y empecé a andar.
Camino mundos lejanos, pero siempre estoy allá.
Le puse voz a un tango, pidiéndole permiso a la guitarra de mi hermano Sergio y a la de Vidal, mi maestro.

No importa si es en casa o en una gran escena. Si estoy dentro o fuera. Si lo hago bien o me olvido una letra.
De todas maneras, sigo.
Cantando.

J’ai commencé ma vie tout au fond.
Tout au fond de la cour. Dans l’atelier de « Bicho » mon père.
Pendant qu’il peignait ou écrivait, résonnait l’infatigable « Ambassadeur » réglé sur la fréquence du tango.

Arriva l’hiver en Argentine et j’ai commencé à marcher, à parcourir des mondes lointains mais je suis toujours là-bas.
J’ai donné ma voix au tango après avoir demandé la permission à la guitarre de mon frère Sergio et aussi à celle de Vidal, mon maître.

Peu importe si c’est chez moi ou sur une grande scène, si je suis dedans ou dehors, si c’est bien fait ou si j’oublie un mot. De toute façons, je continue.
Je continue à chanter.